Qu'est-ce que le convertisseur congés payés ?
Le convertisseur congés payés est un outil en ligne qui traduit un nombre de jours de congés d'une méthode de décompte vers l'autre. Il passe des jours ouvrables (du lundi au samedi) aux jours ouvrés (du lundi au vendredi) et inversement, calcule les congés acquis au fil des mois travaillés et décompte une période de congé réelle en retirant les samedis et les jours fériés. Le repère central reste simple, puisque le congé annuel de cinq semaines vaut 30 jours ouvrables ou 25 jours ouvrés.
Jours ouvrables, jours ouvrés et jours calendaires
Trois façons de compter les jours coexistent dans le monde du travail français, et le décompte des congés payés repose sur les deux premières. Choisir la mauvaise fait varier le solde de plusieurs jours sur une année.
| Type de jour | Décompte | Par semaine |
|---|---|---|
| Jours ouvrables | Du lundi au samedi, hors jours fériés chômés | 6 jours |
| Jours ouvrés | Du lundi au vendredi, hors jours fériés chômés | 5 jours |
| Jours calendaires | Tous les jours, week-ends et fériés compris | 7 jours |
Le samedi fait toute la différence. En jours ouvrables, il est considéré comme un jour de la semaine ordinaire même quand l'entreprise ferme ce jour-là. En jours ouvrés, il ne compte jamais. Le dimanche et les jours fériés chômés sont exclus dans les deux cas. Pour un rappel complet des définitions, la page jours ouvrables et jours ouvrés détaille chaque catégorie.
Pourquoi 30 jours ouvrables valent 25 jours ouvrés
Le Code du travail fixe le congé annuel en jours ouvrables. Comme une semaine complète représente six jours ouvrables et cinq jours ouvrés, le rapport entre les deux méthodes est constant, six pour cinq. Cinq semaines de congé se lisent donc soit 30 jours ouvrables, soit 25 jours ouvrés. Pour convertir un nombre de jours ouvrables en jours ouvrés, on le multiplie par 5 puis on divise par 6. Dans l'autre sens, on multiplie les jours ouvrés par 6 puis on divise par 5.
| Durée | Jours ouvrables | Jours ouvrés |
|---|---|---|
| 1 semaine | 6 | 5 |
| 2 semaines | 12 | 10 |
| 3 semaines | 18 | 15 |
| 4 semaines | 24 | 20 |
| 5 semaines | 30 | 25 |
Le repère à retenir
Une semaine de congé retire toujours 6 jours ouvrables ou 5 jours ouvrés de votre solde. Si votre bulletin affiche un solde en jours ouvrés et que votre employeur communique en jours ouvrables, ce rapport de six pour cinq permet de retrouver le même nombre de semaines.
Comment sont acquis les congés payés
Chaque mois de travail effectif ouvre droit à 2,5 jours ouvrables de congés, dans la limite de 30 jours ouvrables par an, soit cinq semaines (Code du travail, article L3141-3). Ce droit vaut aussi bien pour un temps plein que pour un temps partiel. Sur une année complète de douze mois, le calcul donne 12 fois 2,5, soit 30 jours ouvrables, l'équivalent de 25 jours ouvrés.
Lorsque le total acquis n'est pas un nombre entier, la durée du congé est portée au nombre entier immédiatement supérieur. Un salarié présent onze mois cumule 27,5 jours ouvrables, arrondis à 28. Cet arrondi profite au salarié. Le tableau suivant montre l'acquisition pour quelques durées de présence, en jours ouvrables et en jours ouvrés équivalents.
| Mois travaillés | Calcul (2,5 par mois) | Jours ouvrables acquis | Jours ouvrés équivalents |
|---|---|---|---|
| 1 | 2,5 jours ouvrables | 3 | 3 |
| 2 | 5 jours ouvrables | 5 | 5 |
| 3 | 7,5 jours ouvrables | 8 | 7 |
| 6 | 15 jours ouvrables | 15 | 13 |
| 9 | 22,5 jours ouvrables | 23 | 19 |
| 11 | 27,5 jours ouvrables | 28 | 23 |
| 12 | 30 jours ouvrables | 30 | 25 |
Source officielle
La règle des 2,5 jours ouvrables par mois et le plafond de 30 jours ouvrables figurent à l'article L3141-3 du Code du travail. La fiche pratique de référence est disponible sur service-public.gouv.fr.
La méthode de décompte, jour par jour
Le décompte d'un congé suit une règle précise. Le premier jour retiré du solde est le premier jour où le salarié aurait dû travailler compte tenu de son horaire. Le décompte se poursuit ensuite sur tous les jours ouvrables (ou ouvrés) jusqu'à la veille de la reprise du travail. Un jour de repos habituel placé juste avant la reprise ne prolonge pas le congé.
En méthode ouvrable, les samedis compris dans la période sont comptés, même dans une entreprise fermée le samedi. En méthode ouvrée, seuls les jours du lundi au vendredi entrent dans le décompte. Trois exemples concrets éclairent ces règles.
Exemple 1, une semaine complète
Un salarié pose une semaine, du lundi au dimanche inclus, sans jour férié. En jours ouvrables, le décompte retient lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi, soit 6 jours ouvrables. En jours ouvrés, il retient lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi, soit 5 jours ouvrés. On retrouve le rapport de six pour cinq d'une semaine entière.
Exemple 2, un congé qui traverse un samedi
Un salarié travaillant du lundi au vendredi pose du jeudi au mardi suivant. La période contient un samedi. En méthode ouvrable, ce samedi est décompté, ce qui donne jeudi, vendredi, samedi, lundi et mardi, soit 5 jours ouvrables. En méthode ouvrée, le samedi et le dimanche sont neutres, le décompte retient jeudi, vendredi, lundi et mardi, soit 4 jours ouvrés. Le salarié qui pose à cheval sur un week-end a intérêt à connaître la méthode appliquée dans son entreprise.
Exemple 3, un congé avec un jour férié au milieu
Prenons une période allant du 1er au 15 mai 2026, riche en jours fériés. Elle contient le 1er mai (Fête du Travail), le 8 mai (Victoire 1945) et le 14 mai (Ascension), tous fériés et chômés. Ces trois jours ne sont pas décomptés du congé. Sur l'ensemble de la période, le décompte donne 10 jours ouvrables et 8 jours ouvrés. Les jours fériés préservent ainsi une partie du solde de congés du salarié.
Bon à savoir
Un jour férié chômé qui tombe pendant un congé est restitué, il n'entame pas le solde. C'est l'inverse d'un jour férié situé hors congé, qui n'a aucun effet sur le nombre de jours posés. Vérifiez toujours si le jour férié de votre convention est chômé ou travaillé.
Convertir un solde de jours ouvrés vers jours ouvrables
De nombreux salariés voient leur solde exprimé en jours ouvrés sur leur bulletin, alors que la loi raisonne en jours ouvrables. Pour passer d'un solde en jours ouvrés à son équivalent en jours ouvrables, multipliez par 6 puis divisez par 5. Un solde de 10 jours ouvrés correspond à 12 jours ouvrables, et 15 jours ouvrés correspondent à 18 jours ouvrables. L'onglet de conversion du convertisseur applique ce calcul dans les deux sens, ce qui évite les erreurs quand on compare deux documents qui n'emploient pas la même unité.
Jours fériés pendant les congés, décomptés ou non
La règle est claire pour un jour férié chômé situé dans une période de congé, il n'est pas décompté et reste acquis au salarié. Le convertisseur retire donc automatiquement les 11 jours fériés nationaux du décompte, à savoir le Jour de l'An, le Lundi de Pâques, la Fête du Travail, la Victoire 1945, l'Ascension, le Lundi de Pentecôte, la Fête Nationale, l'Assomption, la Toussaint, l'Armistice et Noël. Un jour férié exceptionnellement travaillé, plus rare, serait au contraire décompté comme un jour ordinaire.
Le cas particulier de l'Alsace-Moselle
Le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle appliquent un droit local hérité de leur histoire. Deux jours fériés s'ajoutent aux 11 jours fériés nationaux, le Vendredi Saint (vendredi précédant Pâques) et la Saint-Étienne (26 décembre), ce qui porte le total à 13 jours fériés. Dans le décompte du convertisseur, l'option Alsace-Moselle retire ces deux jours fériés supplémentaires de la période quand ils tombent dedans. La page jours fériés Alsace-Moselle précise le périmètre de ce droit local.
La période de référence des congés payés
Les congés se calculent sur une période de référence, qui court par défaut du 1er juin de l'année précédente au 31 mai de l'année en cours. Un accord d'entreprise ou de branche peut retenir une autre date, souvent l'année civile du 1er janvier au 31 décembre. Pendant cette période, le salarié accumule ses 2,5 jours ouvrables par mois, puis prend ces congés sur la période suivante. Connaître sa période de référence permet de savoir combien de jours sont déjà acquis à un moment donné et combien il reste à poser avant la fin de la période.
Le congé principal et la cinquième semaine
Le congé annuel se divise en deux parts. Le congé principal représente au maximum 24 jours ouvrables, soit quatre semaines, et se prend en principe entre le 1er mai et le 31 octobre. La cinquième semaine, soit 6 jours ouvrables, se pose en dehors de cette règle, souvent en hiver. En jours ouvrés, le congé principal vaut 20 jours et la cinquième semaine 5 jours. Cette distinction compte, car les jours de fractionnement ne concernent que le congé principal, jamais la cinquième semaine.
| Part du congé | Jours ouvrables | Jours ouvrés | Période de prise |
|---|---|---|---|
| Congé principal | 24 | 20 | Du 1er mai au 31 octobre |
| Cinquième semaine | 6 | 5 | Libre, souvent en hiver |
| Total annuel | 30 | 25 | Sur l'année |
Les jours de fractionnement
Quand une partie du congé principal est posée en dehors de la période du 1er mai au 31 octobre, le salarié peut recevoir des jours de congés supplémentaires, appelés jours de fractionnement. La règle porte sur les jours du congé principal pris entre le 1er novembre et le 30 avril, en dehors de la cinquième semaine. Deux seuils s'appliquent, selon le nombre de jours ouvrables reportés hors de la période estivale.
| Jours du congé principal pris hors période | Jours de fractionnement |
|---|---|
| Moins de 3 jours ouvrables | 0 jour |
| 3 à 5 jours ouvrables | 1 jour |
| 6 jours ouvrables ou plus | 2 jours |
Ces jours s'ajoutent au solde. Un accord collectif peut écarter le fractionnement ou en aménager les conditions, aussi vaut-il mieux vérifier sa convention. Le convertisseur ne calcule pas automatiquement les jours de fractionnement, car ils dépendent de la manière dont vous répartissez vos congés dans l'année, mais l'onglet de conversion permet de traduire ces jours supplémentaires d'une unité à l'autre.
Source officielle
La règle du fractionnement et la période de référence sont détaillées sur la fiche service-public.gouv.fr et aux articles L3141-19 et suivants du Code du travail.
Erreurs fréquentes lors du décompte des congés
1. Oublier de compter le samedi en jours ouvrables
En méthode ouvrable, un samedi compris dans la période de congé est décompté, même si l'entreprise ferme ce jour-là. Le négliger fausse le solde d'un jour par semaine posée.
2. Décompter un jour férié tombé pendant le congé
Un jour férié chômé situé dans la période de congé n'est pas retiré du solde. Le compter par erreur revient à faire perdre un jour au salarié.
3. Mélanger deux unités sur un même document
Un solde exprimé en jours ouvrés comparé à un droit exprimé en jours ouvrables donne une différence apparente qui n'existe pas. Ramenez toujours les deux valeurs à la même unité avec le rapport de six pour cinq.
Tableau comparatif des deux méthodes
Le tableau ci-dessous résume les différences pratiques entre le décompte en jours ouvrables et le décompte en jours ouvrés, pour vous aider à lire votre solde et à anticiper l'effet d'un week-end ou d'un jour férié.
| Critère | Jours ouvrables | Jours ouvrés |
|---|---|---|
| Congé annuel complet | 30 jours | 25 jours |
| Jours comptés par semaine | 6 (lundi au samedi) | 5 (lundi au vendredi) |
| Samedi dans la période | Compté | Non compté |
| Dimanche | Non compté | Non compté |
| Jour férié chômé | Non compté | Non compté |
| Acquisition par mois | 2,5 jours | 2,08 jours |
Quelle méthode s'applique à moi
La méthode dépend de votre convention collective, de votre accord d'entreprise ou de l'usage en vigueur. Les deux sont admises, tant que le décompte en jours ouvrés ne réduit pas vos droits par rapport au décompte légal en jours ouvrables. Consultez votre service des ressources humaines pour connaître la règle appliquée à votre contrat.