Jours Ouvrables

Abolition de l'esclavage en Guyane 2027

Abolition de l'esclavage en Guyane 2027 tombe le jeudi 10 juin 2027, jour férié national. Un pont est possible avec le vendredi 11 juin 2027.

Jours avant Dans 300 jours · Jeudi 10 juin 2027

L'abolition esclavage Guyane du 10 juin commémore la proclamation locale du décret Schoelcher à Cayenne par le commissaire général Pariset, qui libère environ 12 500 personnes esclavisées dans la colonie guyanaise. Date fixe, jour férié territorial Guyane (973) uniquement. Découvrez la chronologie, les commémorations à Cayenne et la spécificité amazonienne.

Le férié découle de la loi n° 83-550 du 30 juin 1983, du décret d'application n° 83-1003 du 23 novembre 1983 et est encadré par la loi Taubira n° 2001-434 du 21 mai 2001 reconnaissant la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité. La page détaille le cadre légal, l'origine historique, les commémorations à la place des Palmistes à Cayenne, le contexte continental (peuples autochtones non concernés par l'esclavage colonial, bushinengue marrons surinamais), la distinction stricte avec le bagne de Cayenne 1852-1953, et les configurations de pont 2026-2030.

Ce qui ouvre et ce qui ferme le 10 juin en Guyane

ServiceStatut en GuyaneStatut en métropole
Administrations CTG, préfecture, mairiesfermées, cérémonies officiellesouvertes
Écoles, collèges, lycées (académie de Guyane)fermésouverts
Banques agences Guyaneferméesouvertes
Camp de la Transportation (Saint-Laurent-du-Maroni)site ouvert, parcours patrimonialnon applicable
Église peinte d'Iracouboouverte, programmation pédagogiquenon applicable
Hôpitaux, urgencesouverts 24h/24, régime fériérégime normal

Le 10 juin est-il un jour férié ?

Oui, le 10 juin est un jour férié territorial en Guyane (973) uniquement. Il découle de la loi n° 83-550 du 30 juin 1983 et du décret d'application n° 83-1003 du 23 novembre 1983 qui fixe la date du 10 juin pour la Guyane. Le férié ne s'applique ni en métropole ni dans les autres DROM-COM.

Quand a lieu la commémoration ?

En 2027, l'abolition esclavage Guyane tombe le 10/06/2027, un jeudi. Date fixe : toujours le 10 juin.

AnnéeDateJourConfiguration pratique
202610 juinmercrediposer lun 8 + mar 9 = 5 jours non travaillés
202710 juinjeudiposer vendredi 11 = 4 jours consécutifs
202810 juinsamediweek-end naturel, pas de pont
202910 juindimancheconfiguration défavorable
203010 juinlundi3 jours consécutifs (sam-dim-lun)

Origine : du décret Schoelcher du 27 avril 1848 à la proclamation à Cayenne

Le décret d'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises est signé à Paris le 27 avril 1848 par le Gouvernement provisoire de la Deuxième République, sur rapport de Victor Schoelcher (1804-1893). Pour la Guyane, le navire de la commission abolitionniste appareille de Brest et accoste à Cayenne le 10 juin 1848. Le commissaire général de la République Pariset débarque avec mission d'appliquer le décret. La proclamation officielle a lieu le jour même sur la place des Palmistes à Cayenne, devant la population réunie, et est relayée dans les communes du littoral et le long du fleuve Maroni dans les jours qui suivent.

Environ 12 500 personnes esclavisées (Archives départementales de la Guyane, fonds Pariset 1Mi ; estimation reprise par la Fondation pour la Mémoire de l'Esclavage) accèdent à la liberté juridique le 10 juin 1848. Le chiffre est nettement inférieur à celui des Antilles (87 000 en Guadeloupe, 74 000 en Martinique) car la colonie guyanaise est démographiquement plus petite, le territoire amazonien étant majoritairement couvert de forêt primaire.

Spécificité continentale et peuples autochtones

La spécificité guyanaise tient au contexte continental amazonien. Les plantations sucrières et de roucou se concentrent sur le littoral (Cayenne, Kourou, Iracoubo, Sinnamary, Mana, Saint-Laurent), tandis que l'intérieur reste habité par les peuples autochtones Wayampi, Wayana, Teko, Kalina, Lokono, Palikur, non concernés par l'esclavage colonial, distinction essentielle à rappeler dans tout récit mémoriel guyanais. Les bushinengue (Aluku, Ndjuka, Saramaka, Paramaka), descendants de marrons issus des plantations hollandaises du Suriname voisin, s'établissent le long du fleuve Maroni à partir du 18e siècle, dans une trajectoire distincte de celle des affranchis français.

Sources : Archives départementales de la Guyane (Cayenne, fonds coloniaux), Fondation pour la Mémoire de l'Esclavage (memoire-esclavage.org), travaux de l'historien Serge Mam Lam Fouck (Université de Guyane, L'Esclavage en Guyane, 1998), consultés le 12 mai 2026.

Distinction critique : esclavage colonial 1848 vs bagne 1852-1953

Le 10 juin commémore l'abolition de l'esclavage colonial. Il ne doit pas être confondu avec le bagne de Cayenne, régime pénitentiaire colonial instauré par Napoléon III par décret du 27 mars 1852, soit quatre ans après l'abolition de l'esclavage. Le bagne déporte des condamnés métropolitains et coloniaux en Guyane jusqu'à sa fermeture officielle en 1938, les derniers bagnards étant rapatriés en 1953. Le Camp de la Transportation à Saint-Laurent-du-Maroni, inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, est aujourd'hui un site patrimonial géré par la commune et la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG).

Si le site est parfois mobilisé lors des cérémonies mémorielles pour rappeler la continuité des régimes de contrainte coloniale, esclavage colonial (jusqu'en 1848) et bagne (1852-1953) restent deux dispositifs juridiquement et historiquement distincts.

Commémorations en Guyane

Cérémonie officielle à Cayenne, place des Palmistes

La proclamation de 1848 ayant été lue sur cette place centrale de Cayenne, c'est traditionnellement là le lieu principal de la commémoration officielle. Chaque 10 juin, le préfet de la Guyane, le président de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) et le maire de Cayenne président une cérémonie associant dépôt de gerbes, lecture publique du décret Schoelcher, allocutions et minute de silence. La présence d'élèves des établissements scolaires guyanais est traditionnelle.

Église peinte d'Iracoubo

L'église Saint-Joseph d'Iracoubo, décorée de 1893 à 1898 par le bagnard Pierre Huguet, constitue un patrimoine post-abolition emblématique du littoral guyanais. Les fresques témoignent du syncrétisme culturel guyanais et sont parfois évoquées lors des programmes patrimoniaux du 10 juin.

Expressions culturelles

Le kasekò (musique et danse afro-guyanaise issue des plantations), le grajé (tambour traditionnel) et les chants en créole guyanais sont mobilisés lors des cérémonies. Plusieurs associations culturelles (Mouvman Kiltirel Kreol, Solidarité Guyane, AMAG) organisent des veillées, des lectures de textes et des projections de documentaires.

Communes du littoral et de l'intérieur

Outre Cayenne, plusieurs communes organisent leurs cérémonies : Kourou, Rémire-Montjoly, Matoury, Macouria, Sinnamary, Iracoubo, Mana, Saint-Laurent-du-Maroni, Apatou, Maripasoula. Les communes de l'intérieur amazonien associent souvent les représentants des peuples autochtones et des communautés bushinengue, dans une approche mémorielle élargie aux différents héritages de la société guyanaise.

Configuration pont 2026 : séquence du 6 au 10 juin

Le 10 juin 2026 tombe un mercredi. Poser deux jours (lundi 8 + mardi 9 juin) ouvre une séquence de 5 jours non travaillés.

JourDateStatutCoût en congés
samedi6 juin 2026repos hebdomadaire0
dimanche7 juin 2026repos hebdomadaire0
lundi8 juin 2026jour ouvré1 jour
mardi9 juin 2026jour ouvré1 jour
mercredi10 juin 2026férié territorial Guyane0

Le saviez-vous ?

  • Environ 12 500 personnes esclavisées accèdent à la liberté en Guyane le 10 juin 1848 (Archives départementales de la Guyane, fonds Pariset).
  • La proclamation a lieu sur la place des Palmistes à Cayenne par le commissaire général Pariset.
  • Les peuples autochtones Wayampi, Wayana, Teko, Kalina, Lokono, Palikur n'étaient pas concernés par l'esclavage colonial, distinction essentielle dans le récit mémoriel guyanais.
  • Les bushinengue (Aluku, Ndjuka, Saramaka, Paramaka) sont descendants de marrons issus des plantations hollandaises du Suriname voisin.
  • Le bagne de Cayenne (1852-1953) est instauré quatre ans après l'abolition de l'esclavage : deux régimes juridiquement distincts.
  • L'église Saint-Joseph d'Iracoubo est décorée de 1893 à 1898 par le bagnard Pierre Huguet.
  • 5 dates DROM distinctes commémorent l'abolition : 27 avril Mayotte, 22 mai Martinique, 27 mai Guadeloupe, 10 juin Guyane, 20 décembre La Réunion.

Sources et références officielles

SourceUsageRéférence
LégifranceLoi 83-550 du 30 juin 1983legifrance.gouv.fr
LégifranceDécret 83-1003 du 23 novembre 1983legifrance.gouv.fr
LégifranceLoi Taubira 2001-434 du 21 mai 2001legifrance.gouv.fr
Service-Public.frJours fériés dans les DOMservice-public.fr
Collectivité Territoriale de GuyaneCérémonies officielles 10 juinctguyane.fr
Fondation pour la Mémoire de l'EsclavageRessources mémorielles et pédagogiquesmemoire-esclavage.org
UNESCORoute des personnes mises en esclavageunesco.org

Questions fréquentes sur l'abolition esclavage Guyane

Le 10 juin est-il férié en métropole ?

Non. Le 10 juin est férié territorial en Guyane (973) uniquement.

Pourquoi le 10 juin et non le 27 avril ?

Le 27 avril est la date de signature du décret à Paris. Le 10 juin 1848 est la date de proclamation officielle locale à Cayenne par le commissaire général Pariset.

Combien de personnes ont été libérées en Guyane en 1848 ?

Environ 12 500 personnes esclavisées selon les Archives départementales de la Guyane.

Les peuples autochtones étaient-ils concernés par l'esclavage colonial ?

Non. Les peuples Wayampi, Wayana, Teko, Kalina, Lokono, Palikur n'étaient pas concernés par l'esclavage colonial français, distinction essentielle du récit mémoriel guyanais.

Qui sont les bushinengue ?

Les bushinengue (Aluku, Ndjuka, Saramaka, Paramaka) sont descendants de marrons issus des plantations hollandaises du Suriname voisin, établis le long du fleuve Maroni à partir du 18e siècle.

Le bagne de Cayenne fait-il partie de l'histoire de l'esclavage ?

Non. Le bagne de Cayenne (1852-1953) est instauré quatre ans après l'abolition de l'esclavage, c'est un dispositif pénitentiaire distinct juridiquement et historiquement.

Quelle est la différence avec le 10 mai national ?

Le 10 mai est la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions (décret 2006-388), non fériée.

Les écoles sont-elles fermées le 10 juin en Guyane ?

Oui, l'académie de Guyane ferme les établissements scolaires.

Prochaines dates : Abolition de l'esclavage en Guyane

2027 10 juin jeudi
2028 10 juin samedi
2029 10 juin dimanche
2030 10 juin lundi
2031 10 juin mardi
2032 10 juin jeudi

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